Yves Bissouma s’apprête à disputer sa troisième Coupe d’Afrique des Nations avec le Mali, une compétition qui pourrait marquer un tournant décisif dans sa carrière internationale. Devenu capitaine d’une équipe talentueuse mais encore incapable de marquer durablement les esprits, le milieu de terrain se retrouve plus que jamais au centre des attentes.
Cette saison n’a pourtant pas été simple pour le joueur. Quasiment sans temps de jeu en club, son transfert avorté vers la Turquie a laissé des traces, et sa récente blessure survenue à peine une minute après son entrée en jeu contre Madagascar a semé le doute sur son état de forme. Malgré ces obstacles, Bissouma demeure un élément incontournable des Aigles.
Car il faut le dire sans détour : c’est le joueur le plus doué de la sélection, l’un des rares capables de changer le cours d’un match par une inspiration, un dribble, une projection, une accélération dans le cœur du jeu. Son influence dépasse le terrain : il incarne une génération ambitieuse qui peine encore à concrétiser son potentiel dans les grands rendez-vous.
À l’aube de cette CAN, Yves Bissouma sait que le succès de l’équipe reposera en grande partie sur sa capacité à retrouver son meilleur niveau. Leader technique, moteur émotionnel, il porte sur ses épaules les espoirs de tout un peuple. Pour lui, c’est maintenant ou jamais : l’occasion d’inscrire enfin son nom dans l’histoire de la sélection malienne, d’emmener les Aigles vers les sommets, et de devenir le symbole d’une équipe qui aspire à franchir un cap décisif.
Cette CAN pourrait être celle de la renaissance. À Yves Bissouma de la saisir.
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