À 35 ans, Mamadou Samassa s’apprête à disputer sa deuxième Coupe d’Afrique des Nations, douze ans après la première. Une longévité rare, surtout pour un joueur dont l’histoire avec les Aigles a été mouvementée. Il est aujourd’hui le dernier médaillé malien encore en activité, symbole d’une génération passée mais pas oubliée.
Écarté de la sélection pendant de longues années pour diverses raisons, Samassa a souvent été au cœur des débats. Pourtant, il faut le reconnaître : aujourd’hui, il est un gardien de très bon niveau, régulièrement nommé aux Trophées UNFP et considéré comme une valeur sûre de la Ligue 2 française. Sa constance, sa rigueur et sa discipline en club ont fini par parler pour lui.
Sa présence est d’autant plus précieuse que le Mali a longtemps souffert sur les phases arrêtées, un domaine où Samassa, grâce à sa taille imposante et son expérience, apporte une vraie stabilité. Dans un tournoi où chaque détail compte, un gardien rassurant peut changer le destin d’une équipe.
Cette CAN aura pour lui un goût particulier, presque symbolique. Probablement son dernier grand tournoi, elle représente l’opportunité de se racheter aux yeux d’une partie du public malien, parfois sévère, mais toujours passionné. Samassa n’a jamais manqué de talent, et nombreux sont ceux qui estiment qu’il mérite de figurer parmi les meilleurs gardiens de l’histoire du Mali.
Pour refermer son chapitre en sélection de la plus belle manière, il lui reste un dernier défi : mener les Aigles vers un grand parcours. Car une CAN réussie serait la meilleure réponse à ses détracteurs et la clé pour enfin entrer dans le cœur des supporters. Une histoire de persévérance, de résilience, et peut-être bientôt, de rédemption.
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