Les Aigles du Mali ont arraché leur qualification pour les quarts de finale après une soirée totalement folle face à la Tunisie. Réduits à dix dès la 26e minute, les Maliens ont fait preuve d’une immense résilience avant de s’imposer aux tirs au but (3-2) après un match nul (1-1) au terme des prolongations.
Rapidement mis en difficulté par l’expulsion de Woyo, auteur d’une prestation fébrile et sanctionné d’un carton rouge dès la 26e minute, le Mali a dû se réorganiser et souffrir pendant plus d’une heure. Un handicap numérique qui aurait pu être fatal, mais les Aigles ont su puiser dans leurs ressources mentales pour rester en vie.
Dans les buts, Djigui Diarra (9) a été le grand héros de la soirée. Impérial, il a repoussé deux penalties lors de la séance fatidique, offrant la qualification à son équipe. Une performance exceptionnelle qui restera comme l’un des grands moments de cette CAN côté malien.
Devant lui, Diaby (8) a encore été irréprochable, confirmant son statut de patron de la défense. À ses côtés, Ousmane Camara (8) a livré un match de très haut niveau, faisant preuve d’une maturité impressionnante malgré ses seulement 22 ans.
Sur les côtés, Dante (6) a été solide dans l’ensemble, même si Gassama apporte davantage de garanties défensives. Le secteur défensif malien a globalement tenu bon face à la pression tunisienne.
Au milieu, Aliou Dieng (6) a été fidèle à lui-même, solide défensivement et courageux dans l’effort. Yves Bissouma (7), capitaine exemplaire malgré un penalty manqué, a livré un gros match. Très présent dans l’impact et l’organisation, il a incarné le leadership dont l’équipe avait besoin dans un contexte très difficile.
En revanche, l’animation offensive a une nouvelle fois posé problème. Mamadou Sangaré (4) est passé à côté de son match, confirmant qu’il n’est pas à l’aise sur le côté. Même constat pour Mahamadou Doumbia (4) : talentueux, mais clairement bridé par un positionnement qui ne correspond pas à ses qualités.
Offensivement, Lassine Sinayoko (8) a porté l’équipe à bout de bras. Buteur sur le penalty égalisateur, il a également transformé son tir au but lors de la séance décisive. Un véritable symbole d’engagement et de patriotisme.
Les remplaçants ont apporté un vrai plus. Néné Dorgeles (7) a changé le visage de l’équipe par sa vitesse et sa percussion. Courageux jusqu’au bout, il a même terminé le match au poste de latéral lors des prolongations, même si son penalty manqué ternit légèrement sa prestation. Gaoussou Diakité (7) a fait des différences par ses dribbles et a transformé son tir au but avec beaucoup de sang-froid. El Bilal Touré (6) s’est beaucoup donné à son entrée et a inscrit le penalty de la victoire. Ibrahima Sissoko (6) a, lui, bien tenu le milieu de terrain après son entrée en jeu.
Sur le banc, Tom Saintfiet (4) voit encore son équipe en grande difficulté dans le jeu. Le sélectionneur persiste à aligner des milieux relayeurs sur les couloirs, un choix qui dénature leurs qualités et déséquilibre l’équipe. Face au Sénégal au prochain tour, il sera impératif d’aligner de véritables ailiers afin d’apporter plus d’équilibre et de mieux exploiter les espaces.
Si la qualification est héroïque et méritée sur le plan mental, il faudra toutefois proposer bien plus dans le jeu pour espérer franchir l’obstacle sénégalais.
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