CAN 2025 au Maroc : le Mali avance sans bruit, mais avec de grandes ambitions

 

À l’approche de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations au Maroc, le Mali se présente avec une sérénité rare et une confiance mesurée. Sans faire de bruit, les Aigles arrivent avec ce qui est sans doute leur meilleur effectif depuis 2015. Un groupe équilibré, mêlant jeunes talents et joueurs d’expérience, avec un noyau dur arrivé à maturité et un banc de qualité comme le Mali en a rarement connu.

Dans les cages, le retour de Mamadou Samassa est hautement symbolique. Douze ans après la médaille de bronze remportée en 2013, le gardien expérimenté revient avec un rôle clair : celui de leader et de guide pour les plus jeunes. Son expérience des grandes compétitions sera précieuse, tout comme celle de Djigui Diarra, notamment dans les séances de tirs au but.

En défense, Hamari Traoré s’apprête à disputer son dernier tournoi avec les Aigles. Son leadership, son professionnalisme et sa connaissance du très haut niveau seront essentiels. Ousmane Camara, Aboulaye Diaby et Sikou Niakaté arrivent eux aussi en grande forme et apportent solidité et fiabilité. Woyo Coulibaly, de son côté, aura une réelle opportunité de montrer sa valeur et de s’imposer sur la scène continentale.

Le milieu de terrain est l’un des secteurs les plus intéressants de cette équipe. Deux jeunes joueurs sont en train de franchir un palier important dans leur carrière : Mahamadou Doumbia et Mamadou Sangaré. Leur progression apporte dynamisme, projection et intensité. Les retours d’Yves Bissouma et d’Amadou Haidara offrent au sélectionneur davantage d’options et renforcent la profondeur de banc, un luxe rare pour le Mali. Mohamed Camara reste également un élément important de l’équilibre du groupe.

Cependant, un point d’attention demeure : lorsque Lassana Coulibaly et Aliou Dieng sont alignés ensemble au milieu de terrain, l’équipe rencontre souvent des difficultés dans la transmission du ballon et la fluidité du jeu. Leur association peut déséquilibrer l’animation et freiner la construction, ce qui impose une réflexion tactique importante pour le staff.

Sur le plan offensif, Kamory Doumbia poursuit sa progression et s’impose aujourd’hui comme le leader offensif de cette sélection. Sa créativité et sa constance en font un joueur clé. Devant, El Bilal Touré est enfin apte physiquement et enchaîne les matchs en club, une excellente nouvelle pour le Mali. Sa puissance et sa capacité à attaquer la profondeur peuvent faire la différence. Néné Dorgelès traverse lui aussi une période positive et apporte vitesse, percussion et efficacité.

Dans une compétition comme la CAN, la solidité défensive reste fondamentale. Les titres se gagnent avec une défense solide, une discipline collective et une grande force mentale. Sur ces aspects, le Mali semble mieux armé que lors des précédentes éditions.

Autre avantage non négligeable : le Mali évoluera dans la poule du pays organisateur. Une configuration qui pourrait permettre d’éviter le Maroc jusqu’à une éventuelle finale, après le premier tour.

Enfin, les tirs au but pourraient être un facteur déterminant. Le Mali possède cette année un atout majeur : un grand nombre de joueurs fiables dans cet exercice. Mahamadou Doumbia, Mamadou Sangaré, Gaoussou Diakité, Mamadou Doumbia, El Bilal Touré, Lassine Sinayoko, Kamory Doumbia, Néné Dorgelès, Aliou Dieng, Amadou Haidara et Yves Bissouma sont tous solides face au point de penalty. Djigui Diarra et Mamadou Samassa sont également reconnus pour leur efficacité dans cet exercice.

Le Mali vient sans faire de bruit, mais avec une certitude : il sait qui il est. Un peuple résilient, habitué à l’adversité et jamais résigné. Cette CAN au Maroc pourrait bien être celle de la maturité… et peut-être de la consécration tant attendue.

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