Après le match nul (0-0) entre le Mali et la Russie, l’ère de Tom Saintfiet semble toucher à sa fin. Avec la mise en place d’une nouvelle fédération, une nouvelle dynamique est attendue pour relancer le football malien.
Dans ce contexte, Fousseni Diawara apparaît comme un choix naturel pour le poste de sélectionneur des Aigles. Certes, il n’a pas encore une longue expérience en tant qu’entraîneur principal, mais son parcours au sein de la sélection plaide en sa faveur. Après sa carrière de joueur, il s’est rapidement imposé comme manager général, puis comme adjoint de Mohamed Magassouba pendant quatre ans. Il a ensuite enrichi son expérience en accompagnant Kaba Diawara en Guinée, avant de prendre en main la sélection U23 du Mali.
À la tête des U23, Diawara a lancé un projet structuré, s’appuyant à la fois sur les talents locaux, notamment la génération des cadets menée par Soumaila Coulibaly, et sur des joueurs issus de la diaspora. Sa connaissance approfondie des joueurs maliens, tant au pays qu’à l’étranger, constitue aujourd’hui un atout majeur.
Au-delà de son profil, c’est toute une approche “made in Mali” qui pourrait émerger. Un staff composé d’anciens internationaux comme Frédéric Kanouté, Sammy Traoré, Brahim Thiam et Samba Sow permettrait de renforcer la crédibilité du projet. Kanouté pourrait apporter une vision tactique affirmée, tandis que Sammy Traoré jouerait un rôle de leader de vestiaire, à l’image d’un grand frère pour le groupe. De leur côté, Brahim Thiam et Samba Sow pourraient structurer une cellule dédiée à l’intégration des binationaux.
Enfin, la nomination de Vincent Doukantié à un poste clé au sein de la direction technique nationale viendrait compléter cette réorganisation en profondeur.
Faire le choix de Fousseni Diawara, c’est miser sur la continuité, la connaissance du terrain et une identité forte. Dans une période de transition, cette solution locale pourrait être celle qui permettra au football malien de sortir de l’impasse et de se reconstruire durablement.
Leave a Reply